DOSSIER TDN-LE NUCLÉAIRE EN OCCITANIE

L’usine AREVA de Malvesi (aussi appelée Comurhex) dans l’AUDE est la plus grande usine de conversion de l’uranium au monde depuis 1958.

Elle produit la totalité du combustible pour les centrales nucléaires françaises, et un quart de la production mondiale d’uranium. Elle a aussi traité pendant 23 ans du combustible nucléaire usagé provenant de centrales nucléaires et a stocké du plutonium dans ses bassins de décantation.

Après extraction des mines dans les pays producteurs (Kazakhstan, Niger, Canada, Namibie), l’uranium concentré sous forme d’une mélasse jaune appelé « yellow cake » est acheminé par bateaux dans les ports de Sète, Fos Sur Mer ou Le Havre, et par train jusqu’à Narbonne.

Ce « yellow cake » est de l’uranium concentré, il est radioactif et toxique pour l’homme sans seuil d’innocuité (la plus infime dose est dangereuse).

Le minerai va subir à l’usine Comurhex NARBONNE une succession de transformations physico-chimique pour être transformé en « sel vert » communément dénommé « UF4 ».

Cet « UF4 » est hautement radioactif, il part ensuite par convois spéciaux en train à l’usine Comurhex de TRICASTIN pour subir une seconde transformation, et devenir l’ « UF6 » gazeux très fortement radioactif pour alimenter les réacteurs des centrales nucléaires.

La phase de conversion de l’uranium à la Comurhex de NARBONNE utilise des produits chimiques très dangereux pour l’homme, nocifs et toxiques pour l’environnement (acide fluorhydrique, acide nitrique…).

Cette activité entraine aussi une quantité considérable de déchets solides et liquides radioactifs qui sont stockés sur 20 Hectares dans des bassins d’évaporation, à 2 kms du centre-ville de NARBONNE.

Ces déchets nucléaires représentent environ 1 000 000 m3, soit 50 ans d’exploitation de l’usine avec cent mille milliards de Becquerels d’activité radioactive (source Wikipédia).

Après plusieurs accidents et notamment en 2004 lors des inondations, une rupture de digue des bassins B1 et B2 avec déversement d’environ 30 000m3 de boues radioactives nitratées autour du site, l’usine a été en partie classée INB Installation Nucléaire de Base, en plus d’être classée ICPE et SEVESO2 pour sa dangerosité. (Source Wise)

Aujourd’hui, AREVA qui n’a plus de place pour stocker ses déchets doit trouver une solution pour les éliminer.

Elle souhaite exploiter d’ici 2019 un procédé expérimental, qui se prénomme TDN/THOR et qui va rejeter environ 30000m3 par jour de fumées toxiques dans l’air de notre région Occitanie.

TDN produira de l’hydrogène (explosif au contact de l’air) ainsi qu’une quantité de polluants atmosphériques, de composés organiques volatils nocifs pour la santé et l’environnement.(voir présentation conférence Professeur Yves LENOIR).

De plus, le procédé consommera des quantités phénoménales d’eau, d’électricité, de charbon, et rejettera dans le milieux naturel des effluents issus de ce procédé qui est censé fixer les particules radioactives dans des matrices d’argile cuit, pour finir entreposés à vie dans des centres d’enfouissement de l’ANDRA.

Ce dossier regroupe donc toutes les informations provenant de différentes sources, pour aider les internautes à se faire une idée sur les dangers que représente un tel projet pour les habitants de la région, il est utile de préciser que les fumées ne s’arrêteront pas aux frontières du département de l’Aude.

Sources: Wikipedia, Wise, Rubresus, SDN11,Les Familles Papillon

Pour aller plus loin vous pouvez consulter notre centre de documentation

 

Revenir en haut de page