Narbonne : une enquête sur l’impact d’Orano alarme les Robines, Orano réplique

Un journaliste de France 5 a révélé, jeudi, lors de la soirée débat au CGR organisée par TCNA les analyses effectuées autour du site d’Orano. L’élue écologiste, Viviane Thivent, s’inquiète des résultats. Orano réplique que l’usine n’a pas d’impact sanitaire sur l’environnement.

Alors que ce samedi, les associations TCNA, le collectif de vigilance des déchets de Malvési, Sortir du nucléaire 11, Arrêt du nucléaire 34 et Greenpeace 34 avaient fait appel à la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (Criirad) pour suivre une formation accélérée sur la façon de lire et déchiffrer les mesures de radioactivité autour de l’usine d’Orano, la vigilance citoyenne autour du site industriel narbonnais est toujours de mise. La preuve avec cette enquête réalisée par le journaliste Martin Boudot qui sera prochainement diffusée sur France 5 dans l’émission documentaire Vert de rage.

V. Thivent : “Nous demandons d’urgence une réunion du conseil de surveillance écologique”


Les analyses, financées pour 10 000 € par France 5, ont été rendues publiques à l’occasion de la soirée organisée, vendredi soir, par TCNA et SDN 11, au CGR. “Elles montrent la présence d’uranium dans les jardins de Narbonnais vivant à proximité d’Orano-Malvési (18 fois plus d’uranium dans l’écorce de frêne qu’au centre-ville). Elles confirment le marquage à l’uranium, déjà observé en 2007 par l’IRSN”, s’inquiète l’élue municipale Viviane Thivent du groupe écologiste Les Robines. “Ainsi, contrairement à ce que clame Orano-Malvési dans ses spots et affiches publicitaires, la présence de cette usine induit une pollution. Elle a un impact environnemental dont les conséquences sur la santé des Narbonnais ne sont ni étudiées, ni quantifiées. Au-delà des multiples interrogations que soulèvent ces mesures, le fait qu’elles aient été financées par une chaine de télévision et non par nos collectivités pose question. Faut-il attendre le passage d’une équipe de journalistes pour effectuer des mesures de pollution indépendantes et vérifier les allégations d’un industriel ? Une ville comme Narbonne, porte d’entrée de l’uranium en France, doit être en mesure de répondre, en toute transparence et indépendance, aux craintes légitimes d’administrés. Nous demandons une réunion d’urgence du conseil de surveillance écologique, afin d’identifier les mesures à prendre.”

Orano : “L’industrie la plus contrôlée”

Du côté d’Orano, on indique que les portes ont été ouvertes au  journaliste Martin Boudot. “On a répondu à toutes ses questions. On lui a rappelé que notre site n’a pas d’impact sanitaire sur l’environnement, grâce à tous les investissements réalisés ces dernières années. On a baissé nos rejets d’uranium de 90%, en quatre ans ; on a baissé de 40% les emissions d’oxyde d’azote, en 10 ans ; on a baissé de 80% les émissions de gaz à effet de serre. On rejette 5 kg d’uranium naturel par an. Le Rhône charrie 80 kg d’uranium naturel par jour.” Et de conclure : “On est l’industrie la plus contrôlée, avec 23 000 analyses par an.”

Source originale: L’indépendant

 

tcna

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